Une attitude du Conservateur lors de sa présentation des enjeux et intérêts de la conservation aux membres de l'association KINMA réunisen assemblée générale
Ensemble,sauvons le riche Patrimoine des Aires Protégées du Nord Cameroun
samedi 27 août 2016
POURSUITE DE LA SENSIBILISATION DES POPULATIONS MALGRE DES DIFFICULTES
Malgré les soulèvements despopulations migrantes de Banda instalées dans le Corridor Buffle, le service de la conservation poursuit imperturbablement son programme de sensibilisation dans les villages riverains du Parc National de la Bénoué (PNB)
Une attitude du Conservateur lors de sa présentation des enjeux et intérêts de la conservation aux membres de l'association KINMA réunisen assemblée générale
Une attitude du Conservateur lors de sa présentation des enjeux et intérêts de la conservation aux membres de l'association KINMA réunisen assemblée générale
lundi 11 juillet 2016
URGENCE ET ENJEUX DE LA RESTAURATION DES CORRODORS DE MIGRATION DE LA FAUNE SAUVAGE DE LA PERIPHERIE OUEST DU PARC NATIONAL DE LA BENOUE
PLUS QUE JAMAIS AVANT, LE PARC NATIONAL DE LA BENOUE A BESOIN DE SES AMIS POUR SAUVER LES CORRIDORS DE MIGRATIONS DE LA FAUNE DU COMPLEXE DES AIRES PROTEGEES DU NORD CAMEROUN
Le complexe des aires protégées du Nord (CAP) est un ensemble d'une
trentaine de Zones d’Intérêt Cynégétiques ou ZIC (en vert) affermées par des chasseurs professionnels, de quatre Zones d’Intérêt Cynégétiques à gestion communautaire ou ZIC GC (en gris) et deux Zones d’Intérêt Cynégétiques à Cogestion dans la périphérie-ouest du Parc National de la Bénoué ou COZIC (en Jaune) reparties autour de trois
grands Parc Nationaux (Faro, Bénoué et Bouba Ndjidda) qui jouent le rôle de réservoir de ce système de gestion.
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| Figure 1: Complexe des aires protégées du Nord Cameroun |
Jusqu'au début des années 2000 cet ingénieux système a bien fonctionné, faisant du CAP le socle d’une industrie cynégétique et touristique florissante. Mais en 2005, avec le départ brutal de toutes les ONGs qui accompagnaient les populations riveraines, les notions de zones
agricoles et de zones à usages multiples qui ceinturaient jadis les villages
tout en laissant un passage pour la faune sauvage dans des
corridors ne sont plus respectées aujourd’hui. En dix ans, les corridors de migrations de la faune sauvage ont progessivement été transformés en champs vastes agricoles.
| Figure 6 : la traction animale permet d'agrandir rapidement les surfaces mises en culture dans les aires protégées |
Les sept corridors de migrations de la périphérie ouest du Parc National de la Bénoué resssemblent de plus en plus aujourd'hui à de simples paysages agraires classiques où croiser un animal sauvage est devenu un évènement exceptionnel.
| Figure 7: Champ d'arachide dans le corridor Cob de Fassa |
La course effrenée pour l'occupation des espaces protégés de la part des populations migrantes bat son plein dans les deux zones à cogestion (ZIC 1 et ZIC 4)
| Figure 8: Champ d'ignames en préparation dans le corridor Cob de Buffon au Sud d |
En toute illégalité et au mépris des dispositions de la convention de cogestion signée en 2002 et de leurs propres engagements pris en 2015, les riverains détruisent tous azimuts la végetation des ZICs
Etape 1: le défrichement.Ce type de champ de souche d'arbres coupés est de plus en plus courant dans les corridors de migration de la faune sauvage de la périphérie ouest du Parc National de la Bénoué.
Etape 2; Les fours classiques où la stère de bois est mise à feu à ciel ouvert jadis nombreux à l'image de celui ci-dessous sont de plus en plus abandonnés pour les fours à charbon " Tchadiens".
Le Four Tchadien dont la techique viendrait du Tchad est une véritable calamité pour la végétation des aires protégées du Nord Cameroun. En effet, connu pour son exceptionnel rendement en charbon consiste à recouvrir de terre deux à trois stères de bois et le talus ainsi constitué est mis à feu.
Les femmes interviennent principalement dans l'extinction des fours tchadiens et le remplisssage des sacs de charbons
Les hommes sont de nouveau présents dans le remplissage final des sacs ramenés à demi-pleins
La dissimulation et le stockage des sacs à l'arrière des habitations
Malgré les efforts du service de Conservation, la vente des sacs de charbon est une activité constante
Après avoir détruit toute la végétation, inexorablement, les migrants toujours plus nombreux installent des champs de maîs, de mil, d'arachide, de soja, et d'ignames à perte de vue dans tous les sept corridors de migration de la faune
| Figure 9: Champ de mais dans le corridor Cob de Fassa |
Les patrouilles d'écogardes plus fréquentes depuis le mois de Janvier 2016 avec l'appui de l'association Mayo Rey Conservation "MRC" se rendent deplus en plus compte de la progression l'envahissement des 40 000 ha d'emprise des corridors et la dégradation totale des habitats sauvages.
Figure 10: Une équipe de patrouille en charge de la surveillance des limites dans le corridor Elan de Derby
Au grand mépris de leurs engagements, les migrants qui ont envahi les corridors ne vont visiblement pas en partir comme stipulé dans leurs engagements pris en 2015. Au contraire il font de plus en plus recours à la traction animale pour agrandir leurs parcelles.
| Figure 11: Un berger contôle des bêtes isolées souventà l'origine des conflits avec les agriculteurs |
Plus on s'éloigne de la route et des villages dans les corridors envahis, les écogardes découvrent des surfaces mises en cultures toujours plus grandes
| Figure 12: Ecogardes dans un nouveau champ d'arachides |
Les patrouilles d'écogardes découvrent les visages de l'empiètement des corridors. Ici un abri dans le corridor hippotrague.
| Figure 13: une équipe de patrouille dans les corridors |
vendredi 8 juillet 2016
RESTAURATION DES CORRIDORS DE MIGRATION DE LA FAUNE DE LA PERIPHERIE OUEST DU PARC NATIONAL DE LA BENOUE
VULNERABILITE STRUCTURELLE ET FONCTIONNELLE DU PARC NATIONAL DE LA BENOUE (PNB)
Parmi les trois grands parcs du système des aires protégées du Nord, à cause de sa forme éffilée, le Parc National de la Bénoué est le PNB est le parc le plus vulnérable par les effets de bordure. Le PNB est aujourd'hui encerclé par de nombreuses routes nationales et départementales où se crééent tous les jours de nouveaux villages de migrants
Pour
endiguer la dégradation des habitats et éviter l’isolement des espèces
migratrices de la grande faune entre les aires protégées de l’UTO
Faro et de l’UTO Bouba Ndjidda, sept corridors indispensables pour le passage
de la faune sauvage ont été négociés et des plaques signalétiques en ont installées le long de la route nationale N°1 dans la ZIC1 et la ZIC4 à
cogestion .
Si cette délimitation incomplète de corridors confinés autour des plaques indicatives le long de la route nationale (fig. 1) s'expliquait par le petit nombre de villages riverains et la faible démographie lors de leur installation en 2002, cette démarcation défectueuse s'est transformé en prétexte pour l’envahissement quasi complet des ZIC 1 et 4 par les activités humaines, empêchant l’indispensable communication entre les Blocs Est et Ouest du Complexe des aires protégées du Nord Cameroun.
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| Figure 2: Disposition des corridors pour la connectivité du système des aires protégées du Nord cameroun |
Le prolongement du tracé des corridors s'impose aujourd'hui comme la seule garantie pour maintenire la connectivité atténuer aujourd'hui l'envahissement quasi total des ZIC 1 et 4, Tableau 1: Longueur des corridors connectifsde migration de la faune
Noms de corridors
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Profondeur limites Nord
|
Profondeur limites Sud
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Hypotrague
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10
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15
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Eland de derby
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15
|
16
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Cob defasa
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22
|
22
|
Galerie forestière
|
22
|
22
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Buffle
|
22
|
22
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Girafe
|
8
|
4
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Cob de buffon
|
3
|
5
|
jeudi 7 juillet 2016
OPERATION DE DEGUERPISSEMENT DES CORRIDORS DE MIGRATION DE LA PERIPHERIE OUEST DU PARC NATIONAL DE LA BENOUE (LA VEILLE)
Les sept corridors (en rouge) de migration de la périphérie ouest du Parc National de la Bénoué est la dernière zone de passage de la faune encore fonctionnelle entre les grands Parcs Nationaux, ce qui est en jeu c’est la garantie
de la connectivité dans le complexe des aires protégées du Nord.
Face au risque d’un irréversible confinement de la faune dans des aires protégées dont la taille ne serait dès lors plus suffisante pour en assurer la survie. Les corridors sont
Les femmes et les enfants Mbororos trouvés dans l'un des dix campements de bergers transhumants récemment installés dans le corridor Cob de Fassa
Le Conservateur du Parc National de la Bénoué ramenant les femmes et enfants de bergers installés dans les corridors de migration vers la base-vie secondaire de Guidjiba
Une colonne de cinquanteenfants et femmes Mbororos bergers transhumants) conduits la base-vie econdaire de Guidjiba
Une première vague de familles Mbororos rassemblée à la base-vie secondaire du Parc National de la Bénoué
Les chefs de familles de bergers transhumants se livrent à de surprenants avoeux en accusants des chefs traditionnels et des écogardes pour les avoir installés dans la zone protégée
mercredi 25 mai 2016
REVISION CONJOINTE DES PLANS D'AMENAGEMENT DES PARCS NATIONAUX DE LA BENOUE ET DE BOUBA NDJIDDA : ATELIER DE FORMATION IMET POUR LA REGION DU GRAND NORD
Avec l'appui de la GIZ, une équipe du service de la conservation du Parc National de la Bénoué conduite par le conservateur a activement prit part à un important atelier de formation et d'impregnation à l'utilisation de l'outil IMET ( Integrated Management Effectiveness Tool) développé par l'équipe BIOPAMA/UICN.
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| Photo de famille avec le nouveau Délégué Régional MINFOF du Nord |
Les conservateurs des Parcs Nationaux de Bénoué ( en trellis), de Bouba-Ndjidda (de dos, en polo jaune), de Waza ( chemise blanche) et de Sena-Oura ( au premier plan à droite), ainsi que le conservateur du Parc National du Faro ( AWE Central) ont répondu présent.
| Une partie de l'assistance avant la photo de famille |
Les travaux de cet atelier ont été ouvert par une allocution du Délégué Régional du MINFOF/NORD M. DJIGBA David en présence du conseiller technique principal GIZ/COMIFAC, des représentants de l'UICN, WCS, OFAC, le service régional de la faune du Nord et les guides de chasse entre autres
La modération était assurée par Mme MAYEN Bertille de la GIZ/BSB, responsable de la révision conjointe des Plans d' Amenagement de Bouba-Ndjidda et de la Bénoué.
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