mardi 24 janvier 2017

RESTAURATION DES HABITATS DE LA FAUNE DANS L'UTO BENOUE

Malgré la forte résistance opposée à leur déguerpissement des espaces protégés envahis par les migrants agricoles (anciens) et des réfugiés (nouveaux) venus de l'extrême-nord, dans le village Banda en juillet 2016  le service de la conservation a choisi de continuer de poser les jalons pour structurer l'inversion de la tendance au déboisement actuellement en cours




Après les secousses de juillet 2016, en bonne intelligence avec les populations riveraines, le service de la conservation a lancé l' "initiative Pépinière à l'école" une des articulations du projet de restauration de la périphérie ouest du Parc National de la Bénoué


 Cette initiative a pour objectif de mettre en place une pépinière scolaire dans toutes les écoles primaires disposant d'un forage en s'appuyant essentiellement sur la main-d'oeuvre scolaire. Certaines écoles primaires affichant des effectifs de 700 élèves dont 90% sont des enfants de migrants impliqués dans le déboisement et la production du charbon non durable

vendredi 20 janvier 2017

LANCEMENT DU CADRE DE CONCERTATION DES ACTEURS DE TERRAIN EN VUE DE LA SECURISATION DES AIRES PROTEGEES DE L'UTO BENOUE

Une importante rencontre a eu lieu à la Base-vie du Parc National de la Bénoué dans le village Guidjiba en vue de faitre face au constat consensuel des difficultés multiformes et de plus en plus croissantes de la chasse et du tourisme dans les aires protégées. 


Cette rencontre particulièrement courrue fait surtout échos à l'une des recommandations du Ministre des Forêts et de la Faune  dans le Nord dans le cadre  du lancement de la saison cynégétique dernière
 .  



Après de nombreuses consultations, le Conservateur du Parc National de la Bénoué a ainsi convié ce 17 Janvier 2017 les principales parties prenantes de l'économie cynégétique et touristique riverains du Parc National de la Bénoué à savoir les Amodiataires des ZICs, les Maires des communes de TCholliré, de Ngong et de Lagdo, les COZICs 1 et 4 ainsi que les associations bénéficiaires des redevances fauniques en vue du lancement du Cadre de Concertation des Acteurs de terrain




Les échanges ont été libres et sincères avec pour objectif de mettre en place un cadre d'échange d'informations, de mutualisation des efforts et de réaction rapide pour faire face aux différents maux qui minent le bon fonctionnement de l'économie cynégétique et touristique dans et autour de l'UTO Bénoué



 La principale résolution a été de faire de ce cadre une concertation pérenne avec une périodicité trimestrielle afin de consolider la  dynamique de restauration en cours en ce moment dans le Parc et sa péripérie. 



La tendance vertueuse évoquée est bien illustrée par le retour des éléphants dans certains habitats qu'ils ne frequentaient plus depuis plus d'une décennieCe cadre est appelé à se tenir dans différentes localités de l'UTO afin de développer l'appropriation des différents enjeux

samedi 14 janvier 2017

PASSAGE DES HAUTS RESPONSABLES DU WWF AU PARC NATIONAL DE LA BENOUE

Le service de la conservation du Parc National de la Bénoué(PNB) a reçu la visite du Directeur de la conservation M. Cleto NDIKUMAGENGE, le Partnership and fundraising manager du WWF CARPO M. Tchikangwa Nkanje et le Chef du Projet PCBAC-SEAC dans le Nord M. Djibrilla Hessana dans la Pépinière villageoise de Guidjiba.




Ces hôtes de marque ont ainsi été réçu par les écogardes en pleine activité  dans unes des trois pépinières villageoises qui ont été installées dans la périphérie ouest du PNB en 2016 


Ces pépinières sont développées en prélude au du projet de restauration des habitats du bassin versant de la Bénoué, un des principaux axes du service de la Conservation qui entend consolider le retour des grands mammifères et en particulier les éléphants. 


Le Directeur de la conservation et sa délégation ne se sont pas fait prier pour se lancer dans l'exercice. Ces hôtes ont ainsi eu le privilège de participer au transport des plants vers un des sites pilotes de plantation de la périphérie ouest



Un exposé du contexte d'intervention du service de la conservation a été fait par le conservateur pour expliquer aux invités du jour les dernières évolutions du terrain et la stratégie mise en place pour maintenir un niveau optimal de fonctionnement en l'absence des partenaires d'appui à la conservation


Les invités du Parc ont également eu droit à une démonstration de l'utilisation des mini-drones pour l'amélioration du suivi-écologique et le dénombrement des grands et moyens mammifères dont le parc national de la Bénoué est un des principaux sites de développement au Cameroun 


Dans ce cadre, les conservateurs et les écogardes des parcs majeurs du nord seront bientôt réunis au Parc National de la Bénoué pour une imprégnation à ces nouvelles approches technologiques de la conservation

samedi 7 janvier 2017

LE PARC NATIONAL DE LA BENOUE A BESOIN DE SES VRAIS AMIS POUR SE REMETTRE DANS LE SENS DE LA MARCHE

Avec le retour des éléphants dans le Parc en 2016 après plus d'une décennie d'absence, le Parc National de la Bénoué ressent déjà les premiers effets des efforts consentis par les écogardes au prix de leur sang pour déguerpir disperser les nombreux braconniers, les centaines de bergers transhumants et les milliers d'orpailleurs qui improvisaient des villages dans le Parc, 





Cet embellie ne devrait pas occulter le contexte  de plus en plus problématique dans lequel se déroule la conservation des zones périphériques du Parc National de la Bénoué en général et la conservation des ZICs 1 et 4 à cogestion  en  particulier. Les aires protégées qui sont depuis une décennie déboisées pour le bois de chauffe; le Charbon de bois;


sont entrain de devenir progressivement les plus grosses zones de production de Soja et de Mais  qui alimentent les industries agro-alimentaires  dans les régions méridionales du Cameroun par l'entremise des élites locales talies dans l'ombre




lundi 2 janvier 2017

LE PARC NATIONAL DE LA BENOUE A BESOIN DE SES AMIS POUR SE REMETTRE DEBOUT EN 2017

La restauration de la splendeur d'antan du Parc National de la Bénoué passera d'abord par la coalition des amis de cette importante aire protégée.

Un chercheur de la Société Zoologique de Bristol dans la savane arborée du Parc National de la Bénoué



Invitation est faite à tous les amis de bonne volonté du Parc National de la Bénoué à venir se rendre compte par eux-même des efforts de patrouille déployés par équipes du service de la conservation pour prevenir le braconnage et l'envahissement du Parc sur la totalité de l'étendue de l'aire protégée.
Une équipe de l'unité de protection pendant les patrouille à  girafes 


Le Service de la Conservation lance un appel de détresse à ses vrais amis en vue de lui donner les moyens matériels et financiers de garder les équipes de patrouilles en permanence sur le terrain. 



Cette présence permettra de prévenir et de limiter de nombreux actes de braconnage réduisant ainsi le désastre de la Conservation Post-mortem qui consiste en l'exhibition morbide des carcasses des animaux tués par des braconniers qui ne sont jamais vraiment mis longtemps sous les verrous

lundi 19 décembre 2016

GESTATION DU PROJET DE RESTAURATION DE L'ECOLOGIE DE LA HAUTE VALLEE DE LA BENOUE POUR 2017

Après l'interminable serie de diagnostics alarmistes pronostiquant la disparition prochaine du Parc National de la Bénoué,  le service de la conservation de cette  importante, réaffirme sa détermination  le faire redevenir un  réfuge biologoque sûr pour la splendide faune  du grand Nord Cameroun



Cette ambition s'est jusqu'ici déclinée  par permanence de la présence des patrouilles d'écogardes sur le terrain, la structuration de la recherche, la rélance de la cogestion



Un des résultats les plus visibles étant sans nul doute l'éradication de la plupart des sites d'orpaillage qui pillulaient dans le noyau dur de conservation en 2014. En effet, sous la forte pression imposé par les écogardes du service de la conservation du PNB dès 2014.
2014, Interpellation de transhumants au site "Douala",village d'orpaillage abritant des milliers d'orpailleurs  éradiqué en 2015


Malheureusement, tel un serpent de mers, l'on observe une résurgence de nouveaux sites d'orpaillage dans les zones de chasse de la périphérie du Parc. D'où l'appel constant pour une plus grande synergie d'intervention et un mutalisation des moyens de lutte contre ce phénomène.
Un site d'orpaillage actif dans une zone de chasse périphérique du PNB

Mais la seule réponse sécuritaire ne pouvant venir à bout du phénomène d'envahissement qui menace directement la survie des aires protégées  à cout terme, après les expériences réussie en 2016, la RESTAURATION DES HABITATS DE LA FAUNE PASSERA PLUS QUE JAMAIS PAR  LA PROMOTION DES PEPINIERES LOCALES,



LA MULTIPLICATION DES PEPINIERES DANS LES ECOLES PILOTES ET DE NOUVEAUX VILLAGES 




L'AGRANDISSEMENT ET LA SYSTEMATISATION DES PEPINIERES  DANS TOUTES LES BASES-VIE DU SERVICE DE LA CONSERVATION



LE RENFORCEMENT DE LA COGESTION ET DES ESPACES DE DIALOGUE AVEC LES VILLAGEOIS PAR LA MULTIPLICATION DES ASSOCIATIONS/COMITE DE VIGILANCE DANS TOUTE LA PERIPHERIE DU PARC





LE DEVELOPPEMENT DES VERGERS A PARTIR DES PLANTS FRUITIERS ISSUS DES PEPINIERES MISES EN PLACE EN 2016
Des anacardiers issus de la pépinière villageoise de Guidjiba




En espérant le retour désormais annoncé des partenaires à la conservation et au développement,






Plus que jamais, la contribution de toutes les bonnes volontés institutionnelles et non-institutionnelles sont souhaitées pour redonner les couleurs aux aires protégées meurtries par de longues années de coupe accélérée des arbres pour le bois de feu et le charbon de bois.




Les jeunes et les femmes sont plus que jamais mis à contribution pour mettre sur pied de solides fondations
Participation des femmes dans le developpementdes vergers dans les villages


Les chefs de villages et les notables apportent également leur contribution à cette nouvelle frontière



La mise en place des nouvelles associations villageoises de développement qui jouent également le rôle de comités de vigilance represente l'un des pilliers de cette nouvelle approche .


L'ambition à terme est de developper des plantations et vergers individuels qui pourront alors fournir suffisamment et durablement du bois  et du charbon de bois charbon écologiques






mardi 13 décembre 2016

CONTRIBUTION DU PARC NATIONAL DE LA BENOUE AU COMITE REGIONAL DE LUTTE CONTRE LE BRACONNAGE DANS LE NORD

Le service de la conservation du Parc National de la Bénoué (PNB) a marqué de sa présence le dernier comité Régional de lutte contre le Braconnage de la Région du Nord tenu le 09 Décembre 2016 dans une des salle de conférence de l’hôtel Bénoué à Garoua

Le Délégué Régional MINFOF Nord et le Sécretaire Général des services du Gouverneur (en Gandoura clair)  centre de la photo


Une attitude de l'équipe du MINFOF Nord  pendant l'exécution de l'hymne national. De gauche à droiteChef service de la faune et des aires protégées (tenue kaki), du Conservateur du Parc National de la Bénoué (en treillis vert), du Chef de brigade régional de contrôle et du Conservateur du Parc National de Bouba Ndjidda





Le Conservateur du Parc National présente les points saillants du PNB aux membres du comité et aux autres parties prenantes de la conservation invités à la rencontre. Au premier plan les partenaires techniques dela conservation dans le nord



A l’issue de la rencontre, une dizaine de résolutions ont été formulées à l’adresse des décideurs au niveau stratégiques et des acteurs clé au niveau opérationnel.




 Parmi ces recommandations figure en bonne place la nécessité de parachever le processus de déguerpissement des corridors de migration de la faune envahis par les populations dans la périphérie-ouest du Parc National de la Bénoué.


Processus conduit avec l’adhésion des populations depuis deux ans a été mis mal par des manipulateurs qui instrumentalisent la précarité des riverains en vue de  s’accaparer des terres agricoles dans l’éventualité d’un déclassement.




En effet, en dehors de la convention decogestion signéeentre le MINFOF et les populations riveraines en 2002, de 2014 à 2016, de nouveaux engagements ont été ratifiées entre le service de la conservation et les différents groupes ethnologiques riverains du PNB.

Cependant, malgré ces différents engagements pris dans la convention de cogestion et dans les accords spécifiques entre les populations riveraines et le MINFOF. Certains leaders d'opinions soutenus par des opérateurs économiques promoteurs des grands champs qui envahissent les aires protégées du nord continuent de financer l’installation anarchique des migrants dans les corridors au delà  des zones à usage multiples. mais également à instrumentaliser ces villageois afin d'entretenir un climat de défiance et de non droit dans la zone
Les populations s'opposent violemment au processus de déguerpissement du corridor girafe auquel ils ont pourtant souscrit

Toutefois, malgré ces difficultés, le service de la conservation maintient un dialogue actif avec les riverains..Et bien au contraire, l'accélération des activités concrètes de cogestion démeure pour la conservation l'option principale pour désamorcer la catastrophe écologique qui se noue depuis une décennie dans le complexe des aires protégées du nord
Une ultime concertation avec des villageois avant la mise en place du premier verger d'anacardier dansle village